Marche à pieds vs vélo : pourquoi je préfère marcher

Aala 19 janvier 2014 30
Marche à pieds vs vélo : pourquoi je préfère marcher

J’aime marcher plus que faire du vélo, c’est un fait indéniable que vous pouvez constater tout au long de mon blog. Aujourd’hui j’ai décidé de vous en expliquer le pourquoi du comment. Explications.

Cet article fait partie d’une réflexion que l’on mène avec Bertrand du blog « Le braquet de la liberté ». En grand spécialiste du vélo qu’il est (à croire qu’il aurait des roues à la place des jambes) et pour ma part en marcheur déterminé, nous avons décidés de mettre en avant nos opinions sur ces deux modes de voyages afin de pousser à la réflexion. Vous pouvez retrouver l’article de Bertrand (qui vient en complément de celui-ci) par ici : http://www.lebraquetdelaliberte.com/voyage-a-velo-vs-voyage-a-pied

Si vous me suivez depuis un certains temps, ou si vous découvrez tout juste mon blog, vous allez vous rendre compte (si ce n’est pas déjà fait) que j’aime beaucoup marcher. J’ai d’ailleurs prévus de faire un tour du Japon à pieds, sur une distance de 10000 km, à compter de janvier 2015. Mais j’ai aussi réalisé quelques « petites » marche d’entraînements, comme le Yamathon, la Yamanote Line à pieds, Tokyo – Yokohama, Tokyo – Mont Fuji et plus récemment Tokyo – Nikko.

La marche, mes jambes et moi

Depuis tout petit, j’ai le souvenir d’une forte passion pour la marche. Peu importe ce qui se passait, dès que j’en avais l’opportunité, je marchais. Un peu comme Forest Gump qui courait, moi je marchais. Et dès que j’étais parti, il m’était difficile de m’arrêter. C’est comme une sorte de drogue pour moi, une envie dont je ne peux guère me passer, jusqu’à maintenant encore.

Mais pourquoi ? Bonne question. J’ai beau chercher le pourquoi du comment mais je ne trouve pas vraiment la raison en soit. La seule chose que je sais, c’est que lorsque je marche, je me relaxe, je prends mon temps, je profite de ce qui m’entoure et je réfléchis énormément, sur plusieurs choses à la fois. J’ai toujours eu un certain côté solitaire, qui explique en partit cela je pense, et qui a fait que j’aime beaucoup marcher, additionné au plaisir de l’effort physique en soit.

En faites, cela ne s’arrête pas nécessairement à la marche, mais va même jusqu’à la course à pieds, que j’ai toujours aimé. Je me souviens d’ailleurs encore de l’époque où j’étais au collège, dans mon petit village de Saint Quentin Fallavier (Isère), et que l’on devait courir autour de l’étang sur une distance de 3,8 km. Je n’étais pas le plus rapide (mais parmi) mais j’étais dans les plus endurants, vu que je faisais 2 fois le tour le temps que les élèves les plus lents arrivent. Et j’aimais ça, vraiment beaucoup. Je me sentais bien durant cet effort et je n’en ressentais aucune réelle fatigue physique.

Depuis toujours j’aime marcher (voir courir) et je pense que je ne pourrais jamais m’en passer, du moins tant que je pourrais le faire. Je me surprends, à chaque fois que je croise une personne dans l’incapacité de marcher, à remercier Dieu pour cela. Je peux marcher, j’ai des jambes en parfaite santé et je veux en profiter au maximum, c’est ce que je me dis toujours.

Tokyo Nikko Toshogu à pieds - photo

La marche et le vélo, y a pas photo

Venons en maintenant au sujet de cet article et de cette réflexion. Depuis que j’ai annoncé que je voulais faire un tour du Japon à pieds, je reçois des messages et commentaires me disant « mais pourquoi pas en vélo ? C’est plus facile et plus rapide ! » Oui en effet pourquoi pas ? Parce que je n’en ai pas envie tout simplement. Mais voici quelques raisons plus précises tout de même :

Le vélo et moi ça fait 2 (non 3) : je n’ai jamais été attiré par tout ce qui est sur 2 roues (allez savoir pourquoi). J’ai d’ailleurs appris à faire du vélo (par moi-même) assez tard. J’ai toujours eu cette vision d’un appareil qui pouvait être dangereux si on en perdait le contrôle (contrairement aux jambes). C’est quelque chose qui m’a « hanté » étant petit (qui ne me hante plus vraiment maintenant mais qui explique le fait que je ne sois pas un grand fan de ces machines). Je fais du vélo de temps à autre, mais je sais que je ne ferais jamais de moto, cela ne m’attire pas du tout, mais alors pas du tout.

Mes jambes c’est moi : mes jambes sont une part entière de mon corps, je le sens, je peux les utiliser et j’aime ça. J’aime cette sensation physique de l’effort et le fait de toujours repousser mes limites.

Rien à ajouter à mes jambes : un vélo, ça s’entretient, il faut toujours lui acheter des accessoires et autres objets, il faut le bichonner et ça prends du temps. Les jambes, c’est plus « facile » et moins prise de temps (et d’argent). Il n’y a pas de pièces de rechanges à prendre et encore moins de temps à passer à les entretenir (la marche en elle seule peut suffire).

Marcher c’est prendre son temps : oui en vélo on va beaucoup plus vite. On peut faire du 20, 30 ou je ne sais combien de km / heure. Mais ce n’est pas ce que j’aime ou ce que je veux, non loin de là. Je suis amplement satisfait de mes 5 km / heure, qui me permettent de prendre mon temps, voir ce qui m’entoure, me retrouver avec moi-même et réfléchir. J’aime ça et j’en ai besoin. J’aime à prendre mon temps.

 Tokyo Nikko Toshogu à pieds - ogino

Moins de choses à surveiller : être sur un vélo c’est devoir faire beaucoup plus attention à son environnement, les règles de conduites, les dangers éventuels, les autres personnes, les voitures, … Alors qu’à pieds, il y a moins d’éléments de la sorte sur lesquels on doit se concentrer. Don l’esprit est beaucoup plus libre pour réfléchir et se concentrer sur soi-même.

Marcher c’est accéder à tout : l’une des choses primordiales à mes yeux. Avec un vélo, tout n’est malheureusement pas accessible et c’est un grand frein. A pieds, presque tous les endroits sur terre sont accessible, pas de limites ou de difficultés inutiles.

Marcher c’est la liberté : la liberté de penser, la liberté d’aller où je veux, la liberté d’aller à ma vitesse et de prendre mon temps, la liberté de m’arrêter où je veux (ce qui n’est pas toujours le cas avec un vélo, notamment en ville). C’est une liberté que j’aime et qui m’est vitale.

C’est plus fatiguant : et oui, marcher c’est beaucoup plus fatiguant en soit (même si le vélo l’est aussi). Et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’aime cette sensation à la fin de la marche, de savoir ce que je viens de parcourir et de sentir mes jambes devenir dures comme du béton.

C’est confortable : et oui, contrairement à ce que l’on pense, si on est bien équipé, la marche à pieds est très très confortable (bonnes chaussures, bon sac-à-dos ou poussette adaptée). J’ai toujours cette image de la selle du vélo qui commence à faire mal au fessier ou alors de la position assise qui à la longue fait mal aux jambes.

On peut devenir fou : à pieds, lorsque l’on voyage seul et sur une longue distance, on peut se surprendre à parler seul ou bien encore avoir envie de crier en haut d’une montagne ou je ne sais quoi d’autre. Pourquoi ? Parce que l’on se rend compte plus facilement de ce que l’on vient ‘accomplir et qu’on se lâche dans ces moments là. Des petits moments de folies inoubliables. Comme la fois où, me rendant au Mont Fuji, j’ai traversé un tunnel en pleine montagne, au pas de courses et en criant comme un malade.

Tokyo Nikko Toshogu à pieds - 30km

Comme vous le voyez, la marche est une chose qui fait partie intégrante de ma vie et que je ne me vois pas échanger contre un vélo. J’aime mes jambes, je ne leur ai pas donnée de nom (comme pour les vélos) mais elles et moi on s’entend à merveille et j’ai envie que ça dure.

Et vous, qu’en penses-vous ? Plus vélo ou marche à pieds ? Après avoir lu mon plaidoyer et celui de l’ami Bertrand, quel choix feriez-vous si vous deviez voyager au long court : à vélo ou à pieds ? Pourquoi ?

30 Comments »

  1. aznrei 22 janvier 2014 at 13 h 13 min - Reply

    Personnellement, je préfère le vélo (Même si j’en fait peu pour l’instant) à la marche à pied. Car étant très maladroite, il m’arrive très (trop) souvent de tomber, de me tordre la cheville, foulure, etc. Alors que je ne suis jamais tombé à vélo (Sauf une fois en voulant essayé de faire du vélo sans toucher le guidon x]). Donc niveau économique, le vélo est moins cher pour moi que de payer les médecins/kiné, etc.
    Et comme je tombe souvent, je fais maintenant très attention où je marche (mais je tombe encore des fois car je ne regarde pas toujours devant moi quand je marche, par exemple pour admirer la nature et pouf, un trou devant moi je trébuche dessus !) et comme je fais attention, je marche très lentement.

    Bon je suis peut-être un cas extrême xD

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 02 min - Reply

      Ah oui, tu n’as pas de chance du tout dis-donc 😉

  2. Bertrand 22 janvier 2014 at 14 h 04 min - Reply

    Je note beaucoup de points communs à commencer par l’âme de solitaire propice aux efforts… solitaires, et donc d’endurance. Propice également à l’introspection, à la réflexion et à la méditation. Finalement, autant j’aimais l’adrénaline en VTT, autant je crois que ce qui me plaisait le plus dans les longs entraînements sur route, c’était de me retirer dans ma bulle pour penser/méditer. L’effort en lui-même optimise cette pensée. Et le fait d’être déconnecté de ses repères comme en voyage l’optimise encore plus.
    Je ne peux également m’empêcher de penser combien j’ai de la chance lorsque je croise une personne handicapée et surtout combien je n’ai pas le droit de me plaindre ! Combien de fois j’ai pu me faire la remarque quand j’étais à bout sur le vélo…
    Sur le fond, je pense que ce sont les mêmes motivations qui nous ont mené toi à la marche et moi au vélo, et sur la forme, il y a quelques préjugés de part et d’autre comme le fait que porter un sac serait inconfortable ou que le vélo nécessiterait une grande attention à chaque instant ! Les réflexes « cyclistes » sont tellement ancrés en moi, que mon subconscient travail tout seul sans que je n’ai à faire le moindre effort d’attention. Même quand une voiture me rase, c’est tout juste si je relève, ça ne me perturbe pas du tout !
    C’est une question de culture avant tout je crois. A trois ans on m’a mis sur une moto, la question de ce que j’aimais ne s’est même pas posée : j’ai fait de la moto. Même si au fond de moi j’avais une nette préférence pour le vélo. Mais c’est sans doute la moto qui m’a orienté inconsciemment vers le vélo. Si j’étais né dans une famille plus « neutre », il n’est pas impossible que ce soit la course à pied qui aurait eu ma préférence, d’ailleurs 2014 sera sportivement concentrée sur la course à pied (si pas de blessures !). Mais il est clair que dans mes gênes, à vélo, à pied, à la nage s’il le faut, je suis fait pour les efforts d’endurance, j’en ai besoin et le voyage est le meilleur moyen d’en faire un mode de vie, pour un temps au moins 😉

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 09 min - Reply

      Salut Bertrand,

      oui comme tu le dis si bien, au final on a les mêmes motivations et les mêmes envies, seul le moyen change au final. Mais c’est clair que l’on pourrait tout à fait retranscrire ce que tu ressens et ce que je ressens et se rendre compte qu’on est au final dans la même logique: se faire plaisir dans l’effort et a recherche de méditation.

      Qui sait, peut-être qu’un jour j’essayerais un long périple en vélo (ce n’est pas impossible, preuve en est, j’ai le vertige mais j’arrive quand même à monter à des endroits qui me font vraiment peur). Un jour peut-être.

  3. Rattana 22 janvier 2014 at 16 h 00 min - Reply

    J’aime autant marcher que de rouler à vélo.
    Pour un voyage plus ou moins long, je préfère à pieds !
    Dailleurs j’ai toujours beaucoup marché.
    Le voyage à pieds passe partout, je n’ai jamais été pressée voyage, pourquoi le devrais-je? La marche est donc pour moi le meilleur moyen de visiter une ville voire un pays. Car on prend son temps et on ne stresse pas à se dire où je vais garer le vélo ?
    La marche à pieds c’est plus naturel, on s’arrête plus facilement sur la route pour discuter avec les habitants, on ramasse plus facilement les champignons de la forêt…à vélo il faut s’arrêter, descendre, remonter, pédaler quel effort^^

    J’apprécie le vélo mais plus pour une petite escapade de quelques jours pas plus. Pour avoir des sensations différentes de temps en temps. J’ai un vélo que je voudrais utiliser pour aller en ville mais je ne le fais pas car, j’ai trop peur qu’on me le vole !
    A pieds on ne me volera pas mes jambes 😀

    Plus sérieusement, à vélo, il y a un stress: c’est de se demander si le vélo est accepté à tel endroit: dans le train, dans un parc… On improvise difficilement le voyage à vélo, c’est mon avis :)

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 14 min - Reply

      Oui Rattana, je te rejoins tout à fait par rapport au vélo, en ce qui concerne tous les éléments sur le vol potentiel, le parking, … C’est tellement embêtant parfois, surtout quand tu es dans un pays ou une ville dont tu ne connais rien.

      Sinon, quand j’arrive dans une nouvelle ville, j’aime à me balader dans les rues et à me perdre dedans pour en découvrir des endroits cachés. Et des fois, cela me réserve des bonnes surprises, comme la fois où je marchais dans les rues de New-York et où Will Smith m’est presque rentré dedans ^_^

  4. Laurent 22 janvier 2014 at 16 h 44 min - Reply

    Sur le chemin de Saint-Jacques, j’ai privilégié le vélo ET la marche à pied avec une proportion de 65 / 35 %.

    Le principal frein au sac à dos a toujours été le poids.
    Le principal frein au vélo a été sa capacité à me casser le cul, les cervicales, les poignets…
    Un vélo me sert surtout pour sa capacité d’emport. Pour moi, il n’a jamais été qu’une transformation en engin utilitaire. Je suis un voyageur qui utilise un vélo et non pas un cycliste qui voyage.

    J’ai besoin de la marche. J’ai besoin du vélo.

    Alors j’ai choisi ce qui me semble le mieux. Un tricycle couché pour sa capacité d’emport, sa vitesse moindre et surtout son confort…

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 15 min - Reply

      J’avoue que tu sembles avoir trouvé un excellent compromis en soit. J’ai jamais essayé ce genre de vélo à voile, mais rien que la position me semble plus confortable et me donnerait plus envie de tester.

  5. Lucie 22 janvier 2014 at 18 h 37 min - Reply

    Je préfère aussi marcher, dès qu’on me propose de faire du vélo je fronce les sourcils. J’aimerai beaucoup faire le type de marches que tu fais, en espérant que mes pieds un jour retrouveront leur santé pour ce genre de challenge!
    En tout cas, je te suis avec attenion!

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 17 min - Reply

      Moi aussi je te suis avec attention et je vois que tu te fais vraiment plaisir. Je sais qu’un jour on va se croiser (et certainement au Japon) et ce jour là on ira se faire un balade si ça te tente (et que tes pieds te laisse tranquille). En tout cas profite un max 😉

  6. Chris 22 janvier 2014 at 19 h 16 min - Reply

    Et pourquoi pas les deux ? J’adore la marche à pied et je me met de plus en plus au vélo.

    Après, à titre personnel, je préfère la marche sur de plus courtes durée, ou si c’est sur plusieurs semaines, dans des endroits incroyables, au milieu de la nature. Marcher a un coté encore plus solitaire que le vélo je trouve, même lorsque l’on est pas seul. On pars encore plus facilement dans ses pensées, dans ses réflexions.

    Après, pour un voyage de plusieurs mois comme tu vas l’entreprendre au Japon,, ou dans un cadre très « routier », je privilégierais le vélo. Le fait d’aller plus vite permet aussi de parcourir des distances encore plus grandes, de faire des escales plus longues aux différents arrêts, d’avoir plus de temps le soir pour découvrir le lieu ou l’on est.

    Pour résumer, vous êtes tous les deux très bornés et je vous invite à varier les activités :)

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 19 min - Reply

      LOL et pourquoi pas varier, mais bon le vélo et moi c’est pas trop ça, soyons honnête.

      Par contre, tu dis « Le fait d’aller plus vite permet aussi de parcourir des distances encore plus grandes, de faire des escales plus longues aux différents arrêts, d’avoir plus de temps le soir pour découvrir le lieu ou l’on est. » et là je ne suis pas tout à fait d’accord. Parce qu’au final c’est toi qui décide quelle distance tu veux parcourir, où tu veux t’arrêter et pour combien de temps (c’est juste qu’à pieds ça prendra beaucoup plus de temps. 😀

  7. Laurent 22 janvier 2014 at 22 h 42 min - Reply

    J’avoue appartenir plutôt à la secte de Bertrand. Alors certes, en voyage, je marche beaucoup, mais pas vraiment pour me déplacer d’un point A à un point B, mais plutôt pour me « balader », pour déambuler. Je ne me déplace que très rarement à vélo en voyage, mais à la maison si, d’ailleurs je ne possède pas d’autre « véhicule ».
    Mais je retrouve à lire tes arguments ceux que j’avais échangés avec un grand voyageur au Kirghiztsan. Après avoir voyagé des années à pied, en bus … etc, il s’était mis au vélo. Départ d’Istanbul avant de se rendre compte 6 mois plus tard que le vélo, c’était en fait juste l’enfer. Obstiné tout de même le gars pour persévérer durant 6 mois avant de lourder le vélo et de continuer à pied. Je ne vais pas rentrer dans tous ses arguments, mais ce qui m’avait amusé, c’est que quand je lui disais « mais tout de même, voyager à vélo, c’est la liberté », lui me rétorquait « mais non, au contraire, tu débarques quelque part et y a une rivière à traverser, avec ton vélo c’est juste l’enfer, non la liberté, c’est à pied ». J’en avais conclu que sa définition de la liberté était plus large que la mienne, tout comme toi visiblement. !

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 28 min - Reply

      Intéressante la conversation et l’expérience de ce voyageur que tu nous racontes là. J’avoue que je m’y retrouve beaucoup. Par exemple, je prends le cas du Japon où j’ai prévus de faire un tour à pieds de 10,000 km. Ici, 80% du territoire c’est de la montagne, et il faut reconnaître que c’est plus difficile en montagne en vélo qu’à pieds (du moins c’est mon opinion). C’est toujours ma hantise si je devais vadrouiller en vélo quelque part.

      L’autre jour, avec un ami, on est allé faire des courses et il a pris son vélo. Une fois arrivé dans le quartier où l’on devait se rendre, il n’y avait nul part où garer son vélo (et pourtant Tokyo est une ville où le vélo est omniprésent). On a galéré, il a laissé son vélo contre une barrière et en 10mn même pas il a eu le droit à un papier qui lui disait de ne pas faire ça sinon il risquait 5000 Yen d’amende (40 euros), ce qui fait cher la liberté je trouve.

  8. Martin 23 janvier 2014 at 0 h 07 min - Reply

    Félicitations de prendre du temps dans une société ou il faut courir toujours plus vite. Marcher te permet de te retrouver toi même, d’être plus libre – pouvoir marcher en dehors des sentiers par exemple – et de voyager en étant plus léger. Bon courage pour ce grand projet, et fais moi signe si tu repasse en France à l’occasion 😉

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 33 min - Reply

      Oui je le ferais promis, ce serait un plaisir de te revoir 😉 A plus l’ami.

  9. François Savard 23 janvier 2014 at 0 h 10 min - Reply

    Moi aussi je préfère la marche au vélo.

    Le temps est mieux apprécié. La présence de son environnement est plus sensible.

    Essayez donc de garder une vision quasi 360 degrés en vélo? Quelques pas de reculons et la lumière change. On regarde d’un côté ou de l’autre sans trop se préoccuper de tomber ou de frapper un mur!

    Et pour la photographie, rien de meilleur.

    Il faut prendre son temps en voyage, qu’il soit court ou long, c’est la meilleure façon d’apprécier les moments présents.

    • Laurent 23 janvier 2014 at 11 h 20 min - Reply

      Pas une vision à 360°, mais le tricycle couché permet une vision panoramique…

      • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 49 min - Reply

        Ça c’est plus sympa déjà 😀

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 35 min - Reply

      Je suis tout à fait d’accord avec toi François, c’est ce que j’aime dans mes voyages à pieds, cette possibilité de faire encore plus de choses et de me retrouver plus libre au final.

  10. letieou 23 janvier 2014 at 0 h 44 min - Reply

    Pour avoir expérimenté les deux, je trouve que ce qui fait vraiment la différence entre marche et vélo, c’est la différence de rythme.
    A vélo, une fois lancé, on ne s’arrête que quand il le faut. On est moins disponible aux choses que l’on croise parce qu’on est dans un trip vitesse. Lorsqu’on est en plein effort, c’est pire. Plus rien d’autre n’existe que la pente, le vélo et l’envie d’en finir. Le décor disparaît, il n’y a plus que l’effort et la douleur.
    La marche a cet avantage : elle correspond à notre rythme naturel. C’est un moyen de se déplacer au plus proche du terrain. Elle laisse le temps de tout voir, de s’arrêter, de quitter la route, le chemin, de discuter avec le badaud que l’on croise et qui partage lui aussi les mêmes sensations.
    Je trouve les deux approches très complémentaires en fait. Mais très différentes. J’aime beaucoup les deux :)

    • Laurent 23 janvier 2014 at 11 h 36 min - Reply

      Je crois que tu as vraiment bien résumé la chose ! En abondant aussi un peu dans le sens de Laurent où la peur de perdre ou de se faire voler le vélo devient un poids…

      • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 50 min - Reply

        Je pense que quand tu as un bon vélo (qui coûte vraiment très cher en général) ça doit être ta crainte première.

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 38 min - Reply

      Salut Mat,

      merci beaucoup pour ton point de vue plus éclairé que le mien, vu que je tu as plus d’expérience que moi en vélo. Je trouve ce que tu dis très juste en soit, surtout ce passage « La marche a cet avantage : elle correspond à notre rythme naturel.  » C’est un des avantages que je préfère le plus dans la marche à pieds, je vais à mon rythme et je ne me force pas à aller encore plus vite.

  11. Benoit 23 janvier 2014 at 3 h 56 min - Reply

    J’ai aussi l’impression que c’est une histoire de vécu et d’éducation qui vous ont poussé l’un vers la marche et l’autre au vélo… Mais au fond vous recherchez les deux l’incroyable liberté que ces deux modes de transports procurent ainsi que l’effort physique qui va avec.
    Je dois dire que le vélo m’attire bcp pour un futur voyage.

    • tunimaal 23 janvier 2014 at 11 h 40 min - Reply

      Comment ça le vélo t’attire beaucoup? haha. Tu crois que tu pourras profiter des belles plages comme ça? MDR

      Non je déconne, mais oui je pense que l’éducation y joue énormément. Le vélo n’a clairement presque jamais fais partis de mon enfance et c’est certainement pour cela que je ne suis pas fan du tout.

  12. Nath' 25 janvier 2014 at 20 h 07 min - Reply

    Bonsoir,
    Après avoir lu vos 2 articles, je me dis que vous partagez en fait pas mal de points communs : vous êtes dans la découverte à vitesse humaine, dans l’exploration d’un pays en profondeur, dans l’envie de vous dépasser… Seul le moyen de déplacement vous oppose.
    Sur une longue durée et une longue distance, je n’ai fait ni l’un ni l’autre et j’aime faire du vélo comme marcher mais je trouve plus facile de partir à pied parce que pas de nécessité de réparer, d’entretenir le vélo. A pied, tu dois juste écouter ton propre corps, prendre soin de toi-même pour aller loin. Donc j’avoue que je pencherais davantage pour le voyage à pied si je devais choisir.

    • tunimaal 10 février 2014 at 15 h 03 min - Reply

      Salut Nath’,

      oui je suis assez d’accord avec toi, on est finalement assez proche Bertrand et moi sur cette recherche, c’est juste le moyen d’y accéder qui va changer.

  13. Eric 25 janvier 2014 at 22 h 09 min - Reply

    Je suis complètement d’accord avec ta vision sur la marche. L’évolution à son rythme, l’introspection et le fait de pouvoir aller « se perdre » dans les destinations qu’on visite. J’aime beaucoup marcher, parfois jusqu’à épuisement tant je suis pris dans cette sorte de transe, un peu comme quand on court et qu’on arrive à l’étape du « second souffle ».
    Mais j’avoue que j’aime aussi le vélo. Il y a évidemment les contraintes mécaniques, savoir si on peut passer avec, le garer, mais je pense que le plaisir de rouler vaut bien tout ça.

    • tunimaal 10 février 2014 at 15 h 05 min - Reply

      Tout à fait d’accord avec toi sur tout ça Eric. Après, pour le vélo, disons que lui et moi on n’est pas trop copain dès la base haha

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