Fiona Graham est Sayuki, la première Geisha étrangère au Japon, et à éviter absolument

Aala 7 décembre 2014 30
Fiona Graham est Sayuki, la première Geisha étrangère au Japon, et à éviter absolument

Fiona Graham ou bien la Geisha Sayuki, peu importe comment elle se présentera à vous, cette personne est à éviter à tout prix. Attention ennuis possible à la clé, avec violences et menaces.

C’était en mai 2011, je venais d’arriver à Tokyo avec un PVT Japon. Je ne connaissais rien de ce pays ni de sa culture, j’étais un novice et je ne connaissais personne à Tokyo. Je planifiais de passer un an sur place et il me fallait trouver un travail pour subvenir à mes besoins, en sachant que je ne parlais pas le japonais.

En janvier 2011, avant mon départ pour le Japon, je m’étais inscrit sur le site Wwoof Japan avec pour but d’utiliser ce service qui proposait de mettre en relation des fermes organiques et des volontaires. Le principe est simple, vous vous portez volontaire pour travailler dans des fermes biologiques en échange du gîte et du couvert. Un bon moyen pour économiser et être au contact des locaux. Et pour Tokyo, en mai 2011, il n’y avait qu’une offre de Wwoof offerte par l’utilisatrice H3883, à savoir Fiona Graham.

Ma rencontre avec la Geisha Sayuki et ses demandes abusives

Le 16 mai 2011, via le site Wwoof Japan, j’entre en contact avec Fiona Graham qui propose une place pour un Wwoofer chez elle à Nippori. On échange quelques messages sur ce site avant de passer à des échanges via nos adresses e-mails respectives, entre le 18 et le 28 mai 2011. Nous nous rencontrons très rapidement à Asakusa, devant son tout nouveau magasin de kimono d’occasions, situé en face du magasin de friandises Umezono, le 19 mai 2011.

Là elle m’explique qu’elle est la première Geisha occidentale au Japon et qu’elle s’appelle Fiona Graham, d’origine australienne (Melbourne). Elle me dit que son magasin de kimono d’occasion vient tout juste d’ouvrir et qu’elle aimerait avoir de l’aide pour promouvoir son activité de Geisha occidentale et aussi son magasin. Nous convenons de nous revoir chez elle à Nippori, plus précisément dans le quartier de Yanaka Ginza.

Lors de la dizaine de jours qui suivent nous allons nous revoir à plusieurs reprises afin qu’elle m’explique ce qu’elle attend de moi et que je puisse visiter son logement, là où je serais hébergé gratuitement en contrepartie de mon travail pour elle, à raison de 4 heures par jour. Sauf que, très rapidement je vais déchanter. Je tombe en faites dans une maison remplie de Wwoofers, ils sont au moins 5 et d’autres doivent arriver selon les dire de Fiona Graham. Les gens sont littéralement entassés dans 2 pièces pour dormir, sur des futons qui se superposent à même le sol, par manque de place. Mais là ne s’arrête pas ma surprise.

Fiona Graham, que je ne verrais jamais en tant que la Geisha Sayuki, au début, me demandais juste de l’aide pour promouvoir son site Internet. Mais, petit à petit, elle a commencé à ajouter des tâches. Et elle voulait que je fasse la promotion de son magasin de Kimono dans tout Tokyo en démarchant les différents hôtels de la ville, frais de transports à ma charge bien sûr. Là, c’était abusé, mais ce n’était pas tout.

En plus de cela, à savoir travailler gratuitement, des heures durant tous les jours et de devoir payer des sommes pharaoniques en transports en communs à Tokyo, elle voulait aussi que je dorme dans le logement que je louais car elle n’avait plus de place pour m’héberger (alors qu’elle aurait dû me le proposer vu que c’est le principe même du Wwoofing, mais vu qu’elle avait déjà plusieurs Wwoofers chez elle, c’était impossible). Et bien sûr, j’aurais dû payer le loyer de ma poche. Là, on venait d’atteindre la limite de l’exploitation, puisque je devais tout payer de ma poche et travailler gratuitement pour l’aider dans son business. J’ai alors dit un grand et simple « NON MERCI » le 30 mai 2011.

Non content de cette situation ubuesque, j’ai adressé une plainte au site Wwoof Japan, avec l’ensemble de nos échanges par e-mail. Il se trouve que je n’ai pas été le seul à faire de même et qu’après quelques mois, elle fut bannie de ce site pour ses nombreux abus répétés. D’ailleurs, dû à de nombreux abus de la sorte via le concept de Wwoofing, il semblerait que l’Ambassade du Japon à Paris n’accepte plus cette possibilité de travail pour ceux qui postulent à un WHV Japon.

La Geisha Sayuki refait surface

Après quelques jours, et m’être lancé dans mon activité de professeur de français au Japon, Fiona Graham m’est complètement sortie de l’esprit. Je l’avais oubliée. Mais cela n’a pas duré puisqu’elle est réapparue.

  • Le 9 avril 2012 : je reçois un e-mail d’un étudiant à l’EDHEC qui me demande si je peux insérer la vidéo de la Geisha Sayuki sur mon blog. Je me rend compte qu’elle exploite encore des jeunes étrangers au Japon, puisque de nombreux autres sites on reçut la même demande. Elle n’a donc pas cessée son activité
  • « Le noir qui pue » : celle-là, c’est la meilleure. Non contente d’avoir été banni du site Wwoof Japan, Fiona Graham recrute de nouvelles personnes à exploiter via le site Workaway, qui fonctionne sur le même principe que Wwoof Japan. J’ai rencontré l’un d’entre eux à Mickey House et lorsqu’il m’a raconté son histoire j’ai halluciné. Il avait postulé via Workaway et s’est rendu chez Fiona Graham, dans ce qui devait être un lieu d’échange culturel, une maison à proximité de Okachimachi (proche de Ueno). A peine entré dans la maison que Fiona Graham lui dit qu’elle doit partir et qu’elle veut qu’il fasse le ménage. Il s’exécute, désabusé. Le lendemain, il entre dans une pièce où se trouve Fiona et elle lui dit « ça sens mauvais, c’est toi, tu pus, va te laver » !!! Il est rapidement parti de cet endroit parce qu’il n’a pas aimé les conditions qui lui étaient proposées et trouvait qu’elle exploitait les gens sur place et qu’elle avait menti dans son annonce.
  • Violences et menaces : une autre personne que j’ai rencontrée et qui a passé environ 15 jours chez Fiona Graham s’est plainte. Les conditions n’étaient en aucun cas celles décrites dans l’annonce (pour ce cas, Fiona Graham s’est servit du site Airbnb pour obtenir des locataires et leur vendre un lieu de vie idéal qui n’en n’était pas un). Mieux encore, Fiona devait quelques milliers de yen à la personne en question. Lorsque cette personne, bien après avoir quitté le domicile de Fiona, est allé réclamer son argent, Fiona à fait preuve de violences (verbales et physiques) et a été des plus menaçantes. Pas très habituel chez une Geisha me direz-vous, mais lisez en-dessous et vous verrez que ce n’est pas la première fois.

Fiona Graham a eu des soucis avec la Asakusa Geisha Association

Dans un article intitulé First ever Western geisha leaves the ‘sisterhood’, en date du 4 juin 2011, le Telegraph rapporte des faits peu élogieux à l’encontre de Fiona Graham, plus connue sous le nom de Sayuki. Fiona Graham aurait tout simplement refusé de respecter les us et coutumes du monde des geisha, aurait manqué de respect envers ses aînées (choses inhabituelles dans ce milieu), aurait refusé de suivre les leçons normalement imposées, … Pire encore, elle devenait hystérique et criait sur tout le monde lorsqu’il lui était refusé le droit de pratiquer devant des clients, ce qui n’est pas sans rappeler l’épisode que je cite plus haut où elle a fait preuve de violences.

Et même Peter MacIntosh, un étranger qui a étudié le monde des Geisha pendant 18 ans, au moment de l’article, a dit « Je refuse de l’appeler Sayuki. Quand elle agira comme une Geisha je l’appellerai par son nom de Geisha ». En résumé cet article pointe du doigt un comportement violent et irrespectueux du monde des Geisha par celle qui fut proclamée première Geisha blanche au monde.

A la lecture de cet article, vous pouvez aisément vous rendre compte que Fiona Graham, 50 ans, et qui se fait appeler Sayuki, la première Geisha occidentale au monde, est une personne qui abuse de son statut, n’hésite pas à exploiter les étrangers de passage au Japon, fait preuve de violences et peut être menaçante. MEFIANCE donc avec cette personne.

Source photo : telegraph.co.uk

30 Comments »

  1. claudia 7 décembre 2014 at 18 h 52 min - Reply

    Complètement dingue cette histoire ! Merci de nous en informer !

    • tunimaal 8 décembre 2014 at 8 h 39 min - Reply

      Et oui, tu as vu ^_^ Il faut de tout pour faire un monde.

  2. Lucien 7 décembre 2014 at 22 h 00 min - Reply

    Encore une occidentale qui a confondu « geisha » et « pute ».

    • tunimaal 8 décembre 2014 at 8 h 39 min - Reply

      Je ne sais pas avec quoi elle a confondu, mais en tout cas ça ne devait pas être avec Geisha.

  3. Fred 8 décembre 2014 at 2 h 59 min - Reply

    Quelle histoire ! elle n’a pas l’aire très recommandable cette dame.

    • tunimaal 8 décembre 2014 at 8 h 41 min - Reply

      Oui, je dirais même pas du tout…

  4. Japan5 10 décembre 2014 at 0 h 18 min - Reply

    Je lui aurait crier un grand coup elle aurait chier dans sont froque elle m’aurait meme donnez son frique 😀 .
    Je deteste ce genre d’individu elle merite que tous les gens qui ce sont fait arnaque signe un petitions ou un truck du genre ou la trainee carrement en justice.

    • tunimaal 10 décembre 2014 at 7 h 17 min - Reply

      Pas facile de faire quelque chose quand tu es en voyage dans un pays étranger. Elle profite de cela, certainement.

  5. Katia Müeller 10 décembre 2014 at 5 h 09 min - Reply

    Elle cherche toujours du monde sur HelpX, plusieurs personnes m’ont parlé d’elle.

    • tunimaal 10 décembre 2014 at 8 h 00 min - Reply

      Hé bien dis-donc, je la voyais plus sur Workaway et là j’apprends qu’elle est sur HelpX. Elle ne s’arrêtera donc pas….

  6. Déborah 10 décembre 2014 at 11 h 51 min - Reply

    Encore quelqu’un qui aide à améliorer l’image qu’ont les japonais des étrangers…

    Merci pour l’information!

    • tunimaal 22 décembre 2014 at 13 h 42 min - Reply

      Oui, comme tu dis.

  7. Christopher Guyon 12 décembre 2014 at 3 h 42 min - Reply

    Une question peut-être un peu idiote, mais il n’y a pas moyen de la destituer de son statut de « Geisha » de façon officielle ?

    Parce que ce qu’elle fait semble quand même vraiment honteux, c’est juste un escroc qui vit sur le dos des autres !

    • tunimaal 22 décembre 2014 at 13 h 45 min - Reply

      Personnellement, je me demande si elle l’a vraiment ce statut de Geisha au final vu les démêlés avec l’association.

  8. Valérie 15 décembre 2014 at 4 h 08 min - Reply

    Salut Aala,

    Je vois que je ne suis pas la seule à penser ce que je pense de cette femme !

    Je ne l’ai jamais eu en face de moi, mais nous avions échangé par email. J’étais très curieuse de connaître une « geisha » occidentale. Bien entendu, cette Sayuki n’a jamais obtenu son statut de geisha, elle ne fut qu’apprentie, car le statut s’acquière après de longues années de pratique, chose qu’elle a eu du mal à comprendre malgré ses longues années d’études d’anthropologue (lorsque l’on est anthropologue, on est censé comprendre que les us et coutumes des groupes de population que l’on étudie doivent être respectés… Du moins, c’est ce que je me dis).

    Je lui avais demandé un reportage photo… Elle imposa comme condition de détenir les copyrights. Mais les copyrights n’appartiennent aucunement à un modèle, simplement au photographe ; c’est comme cela. Et puis que veux dire un reportage photo où elle détiendrait les copyrights. Un reportage, c’est en quelque sorte une promotion ; il faut bien qu’un photographe gagne sa vie. Bref, j’ai rapidement abandonné l’idée. Dans les mois qui suivirent, j’apprenais par le bouche-à-oreille que Sayuki avait filé un mauvais coton dans son association de geisha.

    Je crois qu’elle officie désormais à Hokkaido. Enfin, ça, c’est ce que je savais la dernière fois que je m’y suis intéressée.

    C’est dommage, parce qu’elle aurait pu être un superbe ticket d’entrée pour pouvoir parler des geisha et de beaux projets aurait pu être possibles, d’autant qu’avec un titre d’anthropologue, elle aurait été tout à fait habilitée à publier des articles dans la grande presse et même un livre. Elle n’a pas su respecter le métier de geisha, ni les gens qu’elle a fait travailler gracieusement pour elle. Quel gâchis !

    Merci d’avoir partager ton expérience.

    • tunimaal 22 décembre 2014 at 13 h 57 min - Reply

      Oui, au début je me suis dit la même chose que toi « wouah la 1ère Geisha occidentale, c’est pas rien », et puis je suis vite retombé sur terre.

  9. Adil 15 décembre 2014 at 23 h 55 min - Reply

    c’est d’abrutis comme cela que la réputation de tous les occidentaux en prend un coup. Ca m’énerve particulièrement ces personnes qui décident de pratiquer un art ancestrales mais d’ignorer ses règles qui lui donnent tout son intérêt…

    Bref, très bon article même s’il est frustrant, mais ca c est pas ta faute. Merci de condamner le scam !

    • tunimaal 22 décembre 2014 at 13 h 59 min - Reply

      Merci à toi 😉

  10. Roxane 3 janvier 2015 at 23 h 23 min - Reply

    Merci pour cette information.
    Est mentionné AirBnB. Sait-on sous quel nom elle agit sur ce site?

    • tunimaal 5 janvier 2015 at 14 h 24 min - Reply

      Je sais sous quel nom mais je ne le divulguerais pas ici 😉

  11. Solene 25 janvier 2015 at 7 h 44 min - Reply

    J’ai travaillé pour cette Fiona en Septembre 2013, je « gérais » tout son micmac de sous-location (étant déjà locataire elle-même, c’est illégal bien sûr). Son pseudo sur AirBnB c’est un truc comme [Pseudo caché par Tunimaal] mais je me souviens plus exactement et elle a certainement modifié ses mots de passe! Sinon je me serais fait un malin plaisir à effacer ses profils. Car elle est agit également sur d’autres sites d’hébergement. Elle offre une chambre minuscule dans une maison du vieux quartier de Yanaka avec en prime une litière de chat qui chlingue à l’entrée pour 60000yens! C’est juste du vol ! Bref elle est pas prête de s’arrêter…

    • tunimaal 26 janvier 2015 at 22 h 48 min - Reply

      Merci beaucoup Solène pour ton retour d’expérience qui confirme bien ce que je dis dans cet article sur cette personne, qui semble encore agir de la sorte. Il faut espérer qu’un jour ceci cessera.

  12. Kyria 12 février 2015 at 15 h 12 min - Reply

    Eh bien ! Merci pour cette info, ça pourrait éviter pas mal d’ennuis à de futurs étrangers.

    • tunimaal 14 février 2015 at 4 h 45 min - Reply

      J’espère qu’elle arrêtera un jour ses activités malhonnêtes.

  13. Kyria 21 février 2015 at 23 h 26 min - Reply

    Espérons le, mais malheureusement je ne pense pas qu’elle s’arrêtera de sitôt. J’ai l’intention d’aller au Japon d’ici quelques temps et j’espère ne jamais tomber sur elle…..

    Au fait, super ton site, j’apprends beaucoup de choses, merci ! ^^

    • tunimaal 31 mai 2015 at 8 h 19 min - Reply

      Oh il n’y a pas de raison que tu tombes sur elle 😉

  14. william 31 mars 2015 at 9 h 46 min - Reply

    sincerement desole que vous ayez eu cette terrible experience avec une persone qui ne sera jamais comsideree comme une reelle maiko a proprement parle. La seule ‘maiko’ d origine etrangere restera a jamais l americaine Liza Dalby, a Kyoto dont le tres beau livre fut naguere traduit en francais.

    Concernant ses deboires dans son pays d origine, il semblerait qu elle ait voulu reproduire le meme systeme de guesthouse au Japon (n ayant pas assez de clientele sur Tokyo en tant que specialiste du « monde des fleurs ») avant de travailler en hiver a Nisseko pour une clientele sams doute australiene et neo zelandaise. Mais si trop de plaintes se constituent, elle pourrait en theorie faire l objet d un avertissement des services publics japonais…

    • tunimaal 31 mai 2015 at 23 h 49 min - Reply

      Ah, c’est une bonne expérience de la vie, et je suis persuadé qu’un jour elle fera la chose de trop qui lui fera stopper toutes ses activités.

  15. Laetitia 5 mai 2015 at 12 h 44 min - Reply

    Comme le dit Adil, c’est bien dommage que ce genre de personne vienne entacher l’image des occidentaux.

    Cette attitude, c’est vraiment du gâchis!

    • tunimaal 1 juin 2015 at 10 h 18 min - Reply

      Surtout qu’elle avait eu accès à un milieu très fermé, elle aurait dû être honoré et non pas bafouer tout ça.

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