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Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le premier récit rédigé dans le cadre du jeu concours organisé par ce blog. Voici donc les aventures de Serge au Japon, riches en émotions comme vous pourrez le lire.
Prendre la plume pour écrire avec des mots mes sentiments sur le Japon : sacré défi !!!
La facilité serait de dire ma stupéfaction sur la découverte de Tokyo : mégapole autrement plus ville lumière que Paris. Ou alors Kyoto avec le temple d’Or éblouissant se découpant sur un fond d’automne. Je pourrais ainsi décliner toutes les villes, sites que j’ai visité au cours de mes 5 voyages.
Au delà de ces découvertes que finalement je partage sûrement avec beaucoup de personnes , il y a une chose qui m’est personnelle : mes rencontres avec les japonais.
Je visite une fois un pays pour sa culture, ses sites mais j’y retourne pour les gens et c’est le cas unique pour moi avec le Japon.
Mon premier voyage en 2009 fût un choc émotionnel très fort , résultat : 1 semaine pour m'en remettre et un spleen long à dissiper. Si je n'y retourne pas au bout de 6 mois, je ressens un manque.
Les plus belles rencontres sont évidemment celles fortuites, spontanées dans un café, un restaurant , dans une gare ou dans un temple. D'ailleurs j'ai gardé contact avec la plupart grâce au site badoo.com/fr.
J'ai ressenti tout de suite en arrivant à Tokyo que quelque chose de particuliers se passait en moi : une tranquillité d’esprit malgré cette ville aux dimensions inconnues pour moi jusque là, j’ai su que j’y trouverais mes repères rapidement.
Je suis toujours impressionné par le respect qu’ont les japonais pour les autres. Souvent disponibles pour vous aider même s’ils doivent prendre sur leur temps ou s’ils ne parlent pas anglais/français. Respect aussi de l’environnement , de la ponctualité ( voir les transports ).
Eté 2011 : j’ai visité le Kyushu ( Fukuoka, Nagasaki, Kumamoto, Kagoshima ) , ses volcans ( Aso, Sakurajima ) mais comme toujours les gens.
Les personnes du Kyushu sont les latins du Japon : ouverts sur l’extérieur , avides des autres et le côté latin : exubérance et horaires moins stricts que dans le reste du Japon. Un soir , de retour de trek sur le mont Kaimon, une rencontre qui est une des plus marquantes et qui s’est prolongée en avril dernier où je suis retourné au Kyushu pour les cerisiers en fleurs. Il y avait une ambiance incroyable car évidemment en 2011, ils n’avaient pas le cœur à fêter le retour du printemps mais là en 2012, ce fût l’exutoire.
L’ivresse du renouveau, la fête sous les cerisiers et le plaisir de parler, de partager et de se retrouver – le chocshu a coulé à flot, le djembé s’écoutait à plein tube et la fatigue s’oubliait.
Après ces deux jours de folie, je suis passé dans un autre monde avec la découverte de Yakushima et le silence des forêts primaires et ces cèdres millénaires. Des treks dans des endroits dignes des contes de fées ou l’imaginaire était la règle , je m’attendais à voir des fantômes, des lutins.
En quelques jours, je suis passé par toutes les émotions, du plaisir à la tristesse. Il n’ a qu’au Japon que je peux vivre aussi intensément sans retenue – une synthèse parfaite de l’homme avec la nature. Cet équilibre et ce passage aisé entre la modernité et la tradition que nous n’arrivons pas à trouver en France.
Bien sûr, tout n’est pas parfait et y vivre 12 mois par an est chose différente que d’y venir ponctuellement en vacances. Il y a ce côté rigide ou tout est prévu que j’ai du mal à appréhender. Mais, malgré toutes les crises ( économique, démographique ou morale ) que le Japon traverse , il y a toujours ce sourire qui vous accueille.
Merci beaucoup à Serge pour ce partage d’expérience et d’émotions. Si vous aimez ce récit, vous pouvez le partager avec vos amis afin d’aider Serge à gagner le jeux concours.




























